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  • : Collectif Anti-Nucléaire de Saône-et-Loire (CAN 71)
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Collectif Anti-Nucléaire de Saône-et-Loire

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 16:31

Les exilés (1) de LA perception, ou l'amour

impossible d'une vérité que l'on prend pour le vrai !


Ici, maintenant, comme ailleurs et autrefois...et sans doute demain : il en va de ces
vaines quêtes comme celle de LA VERITE.
Quelle-est-elle ? Qui la détient ? Et qu'est-on capable de faire en son nom ?
La vérité sera de toutes manières, celle qui nous échappe car dès que nos yeux se pose
dessus la transformation s'opère, la sorcellerie de nos multiples filtres perceptifs ainsi que la
temporalité agissent et créent une réalité qui n'est en rien le vrai.
Et pourtant, l'industrie de la contrainte est loin d'être le fruit de notre imaginaire...Il s'agit
plus simplement de se rappeler que lorsque notre perception du monde se rencontre et
semble s'accorder (ponctuellement...parfois), cet ensemble ne forme en rien la vérité mais
simplement notre vérité.
De même que lorsque nos perceptions divergent sur tout ou partie de ce qui paraissait
engager le « faire ensemble », et que ces désaccords s'expriment (pas toujours à travers le
bon support...à mon humble avis) : nul n'est le « prophète » du pays de la vérité plus qu'un
autre.
Cette soif inextinguible de la vérité, source de mal-entendus autant que d'arrogants
comportements à l'air subordonnés à une crise de l'égo ou à une agitation hormonale
incontrôlé, semble surgir de nous et convoqué une dissension plus ou moins larvaire (selon
les modalités d'expression) annihilant l'intérêt du conflit et de la divergence.
Alors que les désaccords d'idées et de pratiques pourraient s'avérer être une force de
créativité, ils ne deviennent (dans ce cas) qu'une expression égotiste de conflits internes qui
nous inondent, ou d'insatisfactions auxquelles il faudrait absolument trouver un coupable
(sans oublier de le punir).
Bien sûr, ma perception n'est que parcellaire et ne prétend en rien résumer la diversité des
discours et des agirs tenus par l'ensemble des groupes qui luttent quotidiennement contre le
nucléaire et son monde. Je dirais même que mon regard est autant le fruit d'une inquiétude
que d'un questionnement actuel mais déjà connu par le passé sur une lutte qui rejoint celle-ci.
Cependant, ce jeu de critiques acerbes prenant source dans l'histoire (personnelle ou
collective) et géographique, me paraît nous engluer chaque jour un peu plus à construire
l'opposition d'une manière symétrique face à ceux qui mettent en oeuvre cette vie d'autocarcéralisation.
Comment oublier que l'autre (celui qui nous ressemble un peu...et ça fait chier des fois) ne
doit pas subir l'exil de notre perception du monde, comment faire alors pour la partager un
peu, beaucoup?
Et si, c'est impossible! Ne pas omettre que sans être atteint de troubles dissociatifs de la
personnalité ou autrement dit « être dans une conception d'une séparation des actes et de la
personne qui les pose », il s'avère (je trouve) pestilentielle de figer les identités de façon
systématique par économie d'énergie.
Peut-on imaginer que tous les individus que nous avons exilés de notre perception auraient
peut-être pu la rejoindre si nous n'en avions pas définitivement fermé les portes ?


Toutefois, il ne s'agit pas là de travestir ses convictions mais de les ouvrir à celle différentes,
ou à priori indisponibles à la conscience pour le moment...
Que ferions d'un nucléocrate ? Que faisons-nous des divergences internes qui occupent
parfois (ou temporairement???) plus les esprits que les desseins des actions à venir ?
Est-ce que je choisis d'exiler à perpétuité, et de torturer celui qui a cru qu'il était bon de
décider à ma place ? Qui se voudra être le bourreau de demain portant la similitude avec les
terroristes qui nous gouvernent jusqu'à son paroxysme ? Baissez-vous! Toussez! Ah!Ah!
Vous avez planqué un appelliste dans votre anus...Parloir terminé!
La dernière fois, c'était un CRANiste, allez...T'es bon pour 15 jours de mitard!
Ces divergences ne sont des obstacles que pour ceux qui excluent le champ des possibles
modes d'agir ensemble avec comme terreau ces diversités, qui ne deviennent des divisions
que lorsqu'on est pour la pensée unique ou pour l'unique pensée du soi. Bien sur qu'il faut
en prendre soin du soi, mais ce n'est pas une grande perversion que de ne pas omettre d'y
inclure les autres.
Les stigmates dirigés sur des personnes ou des groupes ne seront jamais aussi drôles que
dans la vie de Brian! J'espère (et je n'aime pas trop cela!) que cette éruption émotionnelle
retombera rapidement!

Pour finir, je dirais que prendre le temps d'une discussion de fond sur la lutte face au
nucléaire et son monde ne me semble pas vain aux vues du bordel cataclysmique qui semble
règner dans les cervelles, de ceux qui prétendent très différemment aller dans le même sens.
L'originalité ne provient pas du désir de se démarquer, mais de la capacité à s'embarquer
vers.......??????.........et avec!
Effectivement, encore du bla-bla pourraient dire les excités de la rencontre
frontale...Cependant au-delà du commun, du socle, du déjà discuté où chaque mot contient
un sens plus ou moins identiques pour chacun d'entre nous ; se trouve le singulier qui fait
résonner de façon parfois dissonante chacun de ses mondes que contient chacun de ses mots.
Mais d'aucun diront que la dissonance peut-être une forme harmonieuse! Et sans lien pas de
partition!
Les rencontres et discussions sont là pour nous ouvrir au singulier, susceptible de faire : non
une entité indivisible, mais un système vivant où une partie ne peut-être suicidée car elle
n'adhère pas au tout.
C'est permettre de ne pas encore une fois figer l'identité avec la praxis qui dans son
fondement se veut ouverte aux changements... Ne pas figer l'autre dans un ici et maintenant,
dans une histoire sans fin, dans un masque, un costume, un rôle.
Heureux ceux et celles qui ne taisent pas leurs divergences si c'est pour exprimer leur
singulière pluralité.

Pour une profane, ça fait chier les jésus qui crient au coucou dés que l'avant-garde situe
l'imaginaire!...Il m'apparait étrange (même si certaines personnes ont une histoire commune)
de vouloir meubler le vide à l'aide d'attaques théorico-branlo-synaptique dont la compréhension
ne demeure accessible qu'à ceux qui le souhaitent et/ou à ceux qui le peuvent en
l'instant.(Il faut un peu de temps pour s'approprier une culture qui n'est pas sienne.)
Si on veut croire que nos actions peuvent impacter, déconstruire, modifier la réalité qui nous
opprime...Alors on doit pouvoir intégrer une conjuguaison créative des différences. Cessons les

« chamailleries » de celui qui avait pensé avant l'autre (il y a toujours un autre qui a
pensé avant nous...d'ailleurs), cessons ce jeu d' ego-crates!
Rentrons dans le vif du sujet avant que le sujet ne nous pique au vif!


En désirant ardemment vous retrouver les 8 et 9 septembre à Culles-les-roches!


?Euh? du CAN 71.


1. Exiler : éloigner quelqu'un d'un lieu (ou d'un soi) et lui interdire d'y revenir, expulser hors de sa « patrie ».

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