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  • : Collectif Anti-Nucléaire de Saône-et-Loire (CAN 71)
  • Collectif Anti-Nucléaire de Saône-et-Loire (CAN 71)
  • : Collectif d'après Fukushima, contre le nucléaire et son monde.
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Collectif Anti-Nucléaire de Saône-et-Loire

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 13:16

Selon Mishio Ishikawa, ardent promoteur de l’énergie nucléaire et fondateur du JANTI (Japan Nuclear Technology
Institute), les coeurs des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Daïchi auraient fondu à 100%. Dès le 29 avril, sur
Asahi TV, il a soutenu cette version totalement différente de celle de Tepco et du gouvernement. Iida Tetsunari,
directeur de l’ISEP (Institute for Sustainable Energy Policies), qui participait également à l’émission, a affirmé être
entièrement d’accord avec cette évaluation de la situation et a ajouté : « Personne ne sait ce qu’il faut faire, nous
devons demander l’avis mondial des meilleurs et des plus brillants ».

C’est une véritable guerre que vivent aujourd’hui les japonais :
Une guerre de propagande où on leur laisse croire que les événements sont moins graves qu’en réalité
Une guerre où on leur fait attendre des alliés qui ne viendront jamais à la rescousse
Une guerre où les populations ne sont pas déplacées pour éviter d’engendrer une panique incontrôlable
Une guerre qui a ses déserteurs comme le patron de TEPCO qui a disparu pendant plusieurs semaines
Une guerre qui a ses mutins comme les pompiers qui ont refusé d’aller combattre le feu nucléaire
Une guerre avec ses opposants comme ces jeunes antinucléaires arrêtés dans le quartier de Shibuya alors qu’ils
manifestaient simplement contre la politique nucléaire du Japon , comme ces deux personnes jugées en trois
minutes et condamnées à la prison pour avoir participé à un sit-in organisé devant le siège de TEPCO.
Une guerre où on ne pourra compter les morts irradiés par milliers que dans plusieurs dizaines d’années
Une guerre qui n’est pas terminée et dont les pires effets ne sont sans doute pas encore déclarés.

Ici en France, alors que les mêmes armes technologiques sont dirigées contre nous, les marques d’indignation sont
lâchées du bout des lèvres. La seule marque de solidarité avec les irradiés japonais serait d’arrêter le nucléaire
immédiatement et sans condition. Au lieu de cela on continue d’agiter le chiffon rouge des gaz à effet de serre pour
justifier une hypothétique sortie du nucléaire en 10, 20 ou 30 années au mieux.

Ce n’est pas « le nucléaire ou l’effet de serre » car tout le pétrole disponible sur terre sera finalement brûlé que ce
soit dans les centrales thermiques ou par nos véhicules. C’est donc le nucléaire ET l’effet de serre. Ce n’est pas « le
nucléaire ou la bougie » car une fois les stocks de minerai épuisés, c’est vers la bougie que l’on se tournera. C’est le
nucléaire ET la bougie comme on l’a vu à Fukushima après la catastrophe.

Le nucléaire civil français s’avère être une magnifique arme de dissuasion vis-à-vis de la critique du fonctionnement
de notre monde. « Si vous tenez à votre confort c’est donc que vous tenez au nucléaire » nous répète la propagande
nucléariste mensongère. Dans le vaste camp de concentration nucléaire qu’est devenue la France c’est un peu
comme si on nous laissait le choix de la couleur des rideaux de notre cellule. En attendant, AREVA ici a remplacé
les marchands de canons et construit les bombes de demain. Décidément la guerre contre l’humanité est un business
bien juteux.

Espérons que la canicule et la sècheresse annoncées pour cet été ne produisent pas un Fukushima à la française. Si
c’était le cas, outre une panique bien plus grande que celle du Japon (imaginez que l’on doive évacuer Lyon !), c’est
à une pénurie bien plus importante de volontaires liquidateurs que là-bas à laquelle nous nous exposerions. Le
manque de volontaires est tel dans le pays du hara-kiri que les autorités ont multiplié par 25 la dose admissible pour
les liquidateurs. Ceux là mourront au champ d’honneur comme certainement le « groupe d’élite d’intervention »
inventé récemment par notre gouvernement pour répondre au futur accident nucléaire français et, historiquement,
comme les mineurs et autres ouvriers morts pour que vive le confort industriel.

En réponse à l’appel des antinucléaires japonais pour l’arrêt immédiat du nucléaire dans le monde,
Le Collectif Antinucléaire de Saône-et-Loire (CAN71) le 11 juin 2011

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Published by CAN 71 - dans Tracts du CAN 71
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